Coloration des produits de chocolat : les contrôles sévissent !

La Confédération des Chocolatiers Confiseurs s’est associée au Syndicat du Chocolat et à la Confédération des Artisans Pâtissier pour rencontrer la DGCCRF suite à de nombreux contrôles de nos adhérents qui ont lieu actuellement.
Ces contrôles portent sur des produits de chocolat colorés en surface ou dans la masse et tombent dans la directive européenne de 2008 qui interdit les additifs donc les colorants.

Nous avons soumis nos propositions en faisant une distinction entre la coloration en surface (transferts et pulvérisations) et la coloration dans la masse.

Il ressort de cet entretien que :
1° – La DGCCRF est susceptible de tolérer la coloration de surface (transferts et pulvérisations) sous réserve que la quantité ne soit pas trop importante. Ils nous demandent de proposer des seuils de quantité en fonction de la masse avant la prochaine réunion de mi-novembre.

2° – La position de la DGCCRF est stricte pour la coloration dans la masse. Il y a de grande chance que la réglementation soit appliquée telle quelle !
Néanmoins 2 ouvertures semblent possibles lors de nos futures négociations :
• Autre dénomination
Nommer nos produits « confiserie à base de beurre de cacao coloré »
• Autres ingrédients
Utiliser des ingrédients à propriétés colorantes.
Ils attirent notre attention sur la composition des ces produits qui peuvent contenir des additifs cachés

Pour rappel :

Le décret n°76-692 du 13 juillet 1976 pris pour l’application de la loi du 1er août 1905 en ce qui concerne les produits de cacao et de chocolat destinés à l’alimentation humaine donne les définitions dans l’annexe I

Additifs alimentaires

3 types de colorants

  • Les colorants naturels (betterave, caramel…)
  • Les colorants de synthèse fabriqués par l’industrie chimique mais qui existent à l’identique dans la nature.
  • Les colorants artificiels, c’est-à-dire produits par l’art de l’homme et qui n’ont pas d’équivalents dans la nature (par exemple le bleu patente V).

Quelles sont les conditions pour qu’un aliment soit considéré comme un aliment aux propriétés colorantes ?

Un aliment peut être considéré comme un aliment aux propriétés colorantes si ce dernier est utilisé pour ses propriétés colorantes tout en gardant ses propriétés essentielles (composition) lors de l’extraction. L’ingrédient doit conserver les caractéristiques de la matière première : couleur, profils aromatique et nutritif. Le rapport entre « (teneur en pigment / teneur en constituants nutritifs) dans l’extrait primaire » sur « teneur en pigment / teneur en constituants nutritifs) dans la matière première » doit être inférieur à 6.

Le numéro E

Les numéros E sont des codes numériques pour additifs alimentaires qui ont été évalués pour une utilisation au sein de l’Union européenne qui les a mis en place en 1979.

Comment sont codés les colorants alimentaires ?

Les colorants alimentaires autorisés en Europe sont dotés d’un numéro de code précédé de la lettre E et composé de 3 chiffes dont celui des centaines est le 1.

Celui des dizaines correspond à leur couleur :

  • 0 pour le jaune ;
  • 1 pour l’orange ;
  • 2 pour le rouge ;
  • 3 pour le bleu ;
  • 4 pour le vert ;
  • 5 pour le brun,
  • 6 pour le noir,
  • 7 pour les colorants minéraux et
  • 8 pour les colorants spéciaux.

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