Le cacao

Sylvie Collin
Secrétaire Générale
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Le marché du cacao est fortement contrasté entre les pays producteurs (les pays du Sud), et les pays consommateurs (les pays du Nord). De nombreux acteurs interviennent aux différentes étapes de la chaine de production : planteurs, pisteurs, exportateurs, broyeurs, transformateurs, artisans…

Une filière déséquilibrée aux forts enjeux socio-environnementaux :

  • Prix : aucune marge de manœuvre des millions de producteurs face aux géants industriels qui dictent les prix via les cours boursiers. Les variations de prix les impactent directement.
  • Cacao standardisé, non qualitatif et difficilement traçable : pas de maîtrise des bonnes pratiques agricoles ni du travail post-récolte (fermentation et séchage) par les producteurs, pourtant indispensables à l’obtention d’un cacao de qualité.
  • Déforestation : Déboisage de parcelles forestières par certains producteurs en quête de nouvelles terres fertiles pour augmenter leurs revenus.
  • Travail des enfants : les enfants sont bien souvent utilisés dans les cacaoyères plutôt que scolarisés à l’école.

Les artisans décident de prendre en main leur matière première

 

En 2017, face à un tel constat, la Confédération des Chocolatiers Confiseurs décide de s’engager auprès des producteurs du Cameroun.
Elle créé la démarche Chocolatiers Engagés, véritable modèle de circuit court qui fédère tous les acteurs de la filière autour d’un cacao de qualité, rémunérateur pour les producteurs.
 
En 2020, l'association le Club Chocolatiers Engagés est créée pour piloter le projet. Les membres du Club (chocolatiers, pâtissiers, restaurateurs, boulangers…) affichent leur responsabilité en utilisant un cacao de qualité, obtenu dans des conditions respectueuses de l’environnement, des femmes et des hommes qui participent à son élaboration.
 
Pour en savoir plus : 
www.chocolatiers-engages.com
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La Confédération est adhérente à la commission consultative de l’ICCO sur l’économie cacaoyère mondiale L’Organisation internationale du cacao (ICCO) a été créée en 1973 sous les auspices des Nations unies pour administrer les dispositions de l’Accord international de 1972 sur le cacao et des accords successifs.
L’Accord actuel a été conclu à Genève en mars 2001, lors d’une Conférence internationale des Nations Unies sur le cacao. Il a été appliqué à titre provisoire le 1er octobre 2003, et il est entré en vigueur définitivement le 2 novembre 2005.
L’Organisation compte actuellement 42 États membres exportateurs et importateurs ayant pour mandat explicite d’œuvrer envers les objectifs de l’Accord international de 2001 sur le cacao.
La Confédération s’engage dans l’éthique et le développement durable avec des initiatives responsables auprès de la Plate-Forme du Commerce Équitable
La Plate-Forme pour le Commerce Équitable rassemble les principaux acteurs du secteur : entreprises engagées, labels, réseaux de distribution, associations d’éducation à la citoyenneté mondiale et acteurs de la recherche. Le collectif organise la concertation au sein de la profession et assure la représentation institutionnelle du secteur. La PFCE œuvre à la fois pour un changement d’échelle de la consommation équitable, mais aussi pour plus d’équité dans toutes les relations économiques en vue de promouvoir la justice sociale, les droits humains et la protection de l’environnement.
La Plate-forme pour le Commerce Équitable a élaboré une étude “La face cachée du chocolat” pour
  • Identifier les principaux impacts (sociaux, environnementaux, économiques) et coûts sociétaux engendrés par la filière -
  • Analyser ces impacts selon le mode de production, de consommation et d’échange, en comparant les filières conventionnelles et équitable du cacao (en rendant compte de façon chiffrée et monétaire de ces impacts) et en investiguant de manière qualitative les différences clés avec le filières durables.
Vous pouvez demander l’étude au secrétariat de la confédération.
Le Cirad est l’organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes (lien vers le site).
Avec ses partenaires du Sud, le Cirad produit et transmet de nouvelles connaissances pour accompagner l’innovation et le développement agricole. Il met son expertise scientifique et institutionnelle au service des politiques publiques de ces pays et des débats internationaux sur les grands enjeux de l’agriculture. Il apporte son soutien à la diplomatie scientifique de la France.

Le CIRAD mène de nombreux travaux de recherches sur les filières agricoles et notamment sur celle du cacao qui doit s’adapter pour répondre à des enjeux de développement durable. En effet, pour satisfaire une demande croissante en cacao, la production doit évoluer vers un modèle plus productif et durable. Cette durabilité dépend de la capacité de la filière à s’adapter aux contraintes climatiques, aux bio agresseurs notamment, et à la pression sur les ressources. Elle doit aussi être attractive pour les petits producteurs, qui jusqu’à présent ont plutôt tendance à la délaisser au profit de cultures plus rémunératrices.

L’expertise du CIRAD s’applique sur l’ensemble de la filière cacao :
  • Diagnostic agronomique : de la graine à la cabosse. • Technologie postrécolte : de la cabosse au cacao marchand.
  • Etudes en économie et socio-économie, incluant les études de filières.
  • Montage et gestion de projets de recherche et de développement.
  • Evaluation sensorielle et expertise sur le goût et la qualité. La Confédération, engagée dans le développement et la promotion du cacao durable, a donc décidé de démarrer une collaboration avec le CIRAD. Toutes les actualités autour de ce partenariat vous seront transmises au fur et à mesure de l’avancée des projets.
Par ailleurs, nous avons le plaisir de partager avec vous ce document très intéressant, transmis par le CIRAD, concernant la qualité des fèves de cacao.

L’IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales) est un organisme indépendant de recherche sur les politiques et une plateforme de dialogue multi-acteurs. L’Iddri identifie les conditions et propose des outils pour placer le développement durable au cœur des relations internationales et des politiques publiques et privées.
Fondé en 2001, l’Institut réunit une équipe pluridisciplinaire et internationale d’une quarantaine de personnes, dont une majorité de chercheurs.

Quatre enjeux sont au cœur de l’activité de l’institut : le climat, la biodiversité et les écosystèmes, l’océan et la gouvernance du développement durable.
  • La filière cacao est un axe de travail pour l’IDDRI puisqu’elle fait face à de nombreuses problématiques de durabilité : environnementale : la culture du cacao est un facteur de déforestation et de baisse de la biodiversité
  • économique : 5 millions de producteurs face à une hyper-concentration du maillon transformateurs (6 transformateurs). Les planteurs sont soumis à la volatilité du cours du cacao, qui bien souvent n’est pas rémunérateur.
  • sociale : non renouvellement des générations de planteurs, travail des enfants dans les plantations.
Pour plus d’informations concernant l’IDDRI, vous pouvez consulter la page internet de l’Institut et vous penchez sur l’étude suivante : Les chaines de valeur agricoles au défi de la biodiversité.

Les bienfaits du chocolats

Pour tout savoir : www.futura-sciences.com

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